De la naissance du génie biologique à l’essor du génie végétal

Dès les années 1860, les montagnes françaises ont connu des phénomènes de déboisement de grande ampleur, en raison de la surexploitation forestière provoquée par les besoins en bois de chauffage, en bois d’œuvre et en pâturage. La disparition  d’une couverture végétale de type boisée a entraîné d’importantes inondations. C’est pourquoi des lois de reboisement des montagnes ont été instaurées, et le service RTM a été créé au sein de l’Office national des forêts. Dès lors est apparu le terme de « génie biologique » pour désigner les aménagements réalisés sur les versants montagneux (par exemple, des tressages de boutures sous forme de clayonnages). Prosper Demontzey l’utilise dans ses ouvrages parus dans les années 1870. Le génie biologique, utilisé sur les versants, dans les ravins et les petits cours d’eau, était lié au génie civil, dont les compétences se situaient plutôt au niveau des torrents, lorsque ses interventions étaient effectuées en montagne. Les deux approches étaient complémentaires, l’une faisant appel au vivant et l’autre aux matières inertes. Les services RTM sont toujours actifs, et l’expression « génie biologique » est encore employée, même si on lui préfère aujourd’hui l’expression « génie végétal ».

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