En mai 2020, la revue Sciences Eaux & Territoires fête son dixième anniversaire. En dix années, plus de cinq-cent-vingt articles ont été publiés en accès libre sur le site de la revue. Soixante-deux articles sont édités « au fil de l’eau » sur propositions des auteurs. Les autres publications se répartissent dans les trente-six numéros thématiques et les quatre cahiers spéciaux mis en ligne à ce jour. Qui sont les auteurs de ces articles ? Quelles grandes catégories de lecteurs nous sont fidèlement abonnés ? Et, quelles thématiques abordées dans la revue sont les plus appréciées de notre lectorat ? Pour répondre à ces questions, l’équipe de la rédaction vous propose un document faisant la synthèse des activités de la revue au cours de la dernière décennie. Nous vous en souhaitons une bonne lecture. 

Sciences Eaux & Territoires (SET) est une revue scientifique et technique diffusée en libre accès sur Internet. Initiée par Irstea en 2010, elle est devenue le 1er janvier 2020 une des neuf revues publiées par INRAE, l’Institut national de la recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (institut issu de la fusion de l’Inra et d’Irstea). Le public visé par SET concerne des acteurs et décideurs du territoire, publics ou privés, qui interviennent dans les domaines du développement territorial et de l'environnement. Dans ce contexte, la majorité des textes sont publiés en français.

La revue couvre des thématiques à enjeux majeurs comme la gestion de l’eau et des déchets, les risques naturels, la bioéconomie, les changements globaux et leurs impacts sur la biodiversité et les ressources des territoires (agricole, aquatique, forestière, tourisme…), les nouvelles situations de risques résultant de ces changements globaux (feux de forêts, inondation, submersion marine, tension sur les usages de l’eau…).

Quelques chiffres 

En 2019, la revue SET comptabilise trente numéros thématiques et quatre cahiers spéciaux regroupant 455 articles, et 59 articles publiés « au fil de l’eau » sur propositions des auteurs, soit un total de 514 articles. En moyenne, la revue publie une cinquantaine d’articles par an. Tous les articles sont publiés sur le site Internet http://www.set-revue.fr/.

La valorisation des articles et des numéros auprès du public se fait par l’envoi d’une alerte mail à 2 400 abonnés (chiffre 2019). Ces derniers cliquent sur un lien pour avoir accès soit à l’article hors-série, soit au sommaire du numéro, sur le site Internet de la revue. Sur les réseaux sociaux, la parution de chaque numéro est annoncée sur Twitter (1 363 abonnés en 2019) et Facebook (343 abonnés en 2019). Les articles sont régulièrement promus sur les réseaux sociaux en rebondissant sur l’actualité du moment (par exemple, lors des journées internationales de la biodiversité, de l’eau, des zones humides, etc.).

Quelles sont les principales thématiques abordées par la revue SET ? 

Le tableau 1 et le tableau de l'annexe 1 listent les titres des numéros thématiques, cahiers spéciaux et articles hors-série. L’analyse de ces tableaux nous permet d’établir une cartographie succincte des thématiques abordées dans la revue. 

  • Environ 45 % des articles traitent de l’eau : qualité des écosystèmes aquatiques (cours d’eau, lacs, et plus à la marge, estuaire et littoral), risques naturels liés à l’eau (inondations, avalanches), traitement et gestion des eaux urbaines (usées et potable), restauration écologique (zones humides, berges), eaux agricoles (irrigation, drainage), etc.
  • Environ 34 % des articles sont en lien avec la biodiversité : restauration écologique, invasion biologique, forêts, aménagement du territoire, appui aux politiques publiques, etc. 
  • Environ 20 % concernent l’agriculture : économie d’énergie, agriculture numérique, valorisation des déchets agricoles, irrigation, foncier agricole, durabilité des exploitations, etc.
  • Plus de la moitié des articles sont orientés vers l’aide à la décision pour les collectivités territoriales et les acteurs des territoires (dont les agriculteurs) et les politiques publiques : DCE (Directive cadre européenne sur l’eau), TVB (Trame verte et bleue), compétence Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), compensation écologique, prévention des risques naturels, directives nitrates et plan Ecophyto, etc.
  • On peut aussi noter quelques numéros s’adressant au secteur industriel et entrepreneurial (géosynthétiques, technologies pour l’agriculture) : ils représentent environ 7 % de l’ensemble des articles. 
  • Enfin la thématique des risques, qui est une des thématiques phares de l’institut Irstea (aujourd’hui INRAE), notamment dans sa mission d’appui aux politiques publiques, est peu représentée avec deux numéros (inondations et avalanches) et deux articles hors-série (inondation et incendie de forêts), soit environ 8 % de l’ensemble des articles.

Qui écrit dans la revue SET ? 

De 2010 à 2019, la revue a publié trente numéros thématiques et quatre cahiers spéciaux (soit au total 455 articles) ainsi que 59 articles hors-série mis en ligne au fil de l’eau.

Le tableau 2 donne l’affiliation du premier auteur de ces 514 articles.

La répartition pour l’ensemble des articles est la suivante :

  • les trois-quarts des auteurs sont des scientifiques (75 % des cas pour les numéros thématiques et 86 % pour les articles hors-série) ;
  • 14 % des auteurs sont issus d’autres services publics ;
  • 8 % viennent du privé ;
  • 2 % des mouvements associatifs.

Il existe en revanche un biais très significatif pour le personnel d’Irstea : il fournit 69 % des auteurs scientifiques pour les numéros thématiques contre 33 % pour les articles hors-série.

Commentaires 

  • Le poids prépondérant des auteurs scientifiques correspond bien aux attentes des lecteurs. En effet, les articles les plus lus (voir plus bas dans le document) correspondent le plus souvent à des articles scientifiques ou à des synthèses thématiques rédigées par des scientifiques (ingénierie écologique, méthanisation, techniques d’épuration des eaux…). Les témoignages d’acteurs publics ou privés des territoires, qui posent un autre regard sur les sujets traités, permettent au lecteur de replacer les résultats scientifiques dans un cadre plus large.
  • La très forte proportion de premiers auteurs Irstea pour les numéros thématiques (69 %) est en partie due au fait que les numéros sont pour la plupart pilotés par des scientifiques Irstea privilégiant leurs équipes. Les 33 % observés pour les articles hors-série correspondent mieux au poids d’Irstea dans l’ensemble de la recherche publique dans les domaines couverts par la revue. Ces articles sont en effet issus de propositions spontanées sur le site Internet de la revue.

Qui sont les abonnés à l’alerte mail de SET ?

Cette analyse a été réalisée en février 2019. 

Depuis novembre 2011, les personnes qui le désirent sont alertées automatiquement par mail lorsqu’un article ou un numéro est mis en ligne sur le site Internet de la revue SET.

Lorsqu’elles correspondent à un site Web, l’analyse des adresses mail permet généralement de déterminer le secteur d’activité des abonnés. La figure 1 montre l’évolution du nombre d’abonnés par grands secteurs d’activité de février 2012 à février 2019.

  • Les abonnés travaillant dans des bureaux d’étude ou des entreprises étaient 3,4 fois plus nombreux en 2019 qu’en 2012 (96 en 2012, 330 en 2019). 
  • L’augmentation est d’à peu près 2,5 pour les abonnés travaillant dans l’enseignement et la recherche (151 en 2012, 352 en 2019), dans des collectivités territoriales (58 en 2012, 154 en 2019) ou dans la gestion de l’eau (41 en 2012, 103 en 2019).
  • Elle est un peu plus faible pour les abonnés membres d’associations (24 en 2012, 45 en 2019) et elle est quasiment nulle dans les services de l’État (132 en 2012, 167 en 2019).

Une autre façon de présenter les résultats est de montrer l’évolution des proportions relatives des différents secteurs d’activité (figure 2). Elles sont quasiment constantes pour l’enseignement et la recherche (30 %), les collectivités territoriales (13 %), la gestion de l’eau (9 %) et le monde associatif (4 %). Elle a fortement augmenté pour le secteur des bureaux d’étude et des entreprises (19 % en 2012, 29 % en 2019) et, en contrepartie, diminué d’autant pour les services de l’État (26 % en 2012, 15 % en 2019).

La figure 3 représente la composition des abonnés identifiés de la revue en 2019. Les deux catégories principales sont l’enseignement-recherche (33 % des abonnés) et les entreprises du secteur privé (27 %).

Commentaires

  • On peut noter une bonne répartition des abonnés de la revue SET avec une nette augmentation de la représentation des secteurs de l’enseignement, de la recherche et de la catégorie des bureaux d’études et autres organisations professionnelles. Dans l’analyse plus détaillée de la préférence des articles (voir plus bas dans l'article), on constate un intérêt prononcé des internautes pour les articles de synthèse, dont la consultation se maintient dans le temps (certains articles en écotoxicologie ou présentant des outils de la biomoléculaire sont encore parmi les plus téléchargés cinq à dix ans après leur publication ; idem pour l’histoire de la consommation d’eau en France ou les articles généraux sur la méthanisation ou les techniques d’épuration). La cible de ces articles correspond plutôt aux étudiants et aux enseignants. D’autres articles sont plébiscités : ils se réfèrent à des outils pour les acteurs économiques, au premier rang desquels figurent les bureaux d’études. 

Analyse de la consultation des numéros thématiques parus sur le site de la revue SET 

Ce bilan a été réalisé à partir des données statistiques fournies par l’outil de Google Analytics. Cet outil permet de suivre les audiences et les évènements du site Internet http://www.set-revue.fr/

Une précédente étude avait été réalisée en 2014 à partir des téléchargements d’articles issus de l’outil Google Analytics. 

Au total, trente numéros thématiques et quatre cahiers spéciaux sont parus depuis 2010 listés dans le tableau 1. En moyenne, on comptabilise entre trois et quatre numéros et/ou cahiers par an. 

Dans notre analyse détaillée par numéro, nous ne prendrons en compte que les numéros 9 à 26 pour deux raisons :

  • nous ne disposons plus de statistiques détaillées nous permettant d’analyser les années 2010 à 2012, car elles ne sont plus disponibles sur l’outil Google Analytics ;
  • dans ce qui suit, nous analyserons les statistiques de consultation pendant les dix-huit mois qui ont suivi la parution de chaque numéro. Nous n’avons pas un recul suffisant pour les numéros 27 à 30 et le cahier IV à l’heure où nous rédigeons ce bilan. 

Analyse globales des pages et des téléchargements de 2011 à 2019

L’outil Google Analytics permet d’extraire par année toutes les pages vues, les vues uniques (l’outil ne comptabilise qu’une seule fois la page lors de la visite d’un internaute) et les téléchargements. La figure 4 récapitulent ces données de 2011 à 2019. 

Remarque : sur la figure 4, on peut remarquer que l’évolution des « Pages vues » suit de près celle des « Vues uniques ». Dans la suite de l’analyse des consultations du site de la revue, nous ne prendrons en compte que les chiffres concernant le total des « Pages vues ». 

Comme on peut le constater sur la figure 4, les consultations et les téléchargements des pages fluctuent d’une année sur l’autre, mais au global la courbe des tendances est stationnaire (p-value = 47 %). On comptabilise en moyenne 92 700 pages vues et 14 500 téléchargements par an. 

Analyse de la consultation des pages des numéros thématiques au cours de la période allant de janvier 2013 à décembre 2019

Comme réalisée lors de l’étude de 2014, nous avons retenu pour chaque numéro les trois articles les plus consultés ainsi que les trois articles les moins consultés que nous retrouverons dans le tableau de l'annexe 1 (avec en rose les articles les plus consultés et en bleu les articles les moins consultés). Notre analyse s’est focalisée sur les données des « Pages vues » et non sur les téléchargements d’articles comme c’était le cas en 2014. En effet, le détail des téléchargements n’est plus disponible sur l’outil Google Analytics, sur la période qui nous intéresse. Nous avons cependant pu confronter notre méthode basée sur les « Pages vues » à celle pratiquée en 2014 basée sur les téléchargements avec les numéros 9 à 12 communs à nos deux études. Nous arrivons au même résultat pour la sélection et le classement des articles les plus et les moins consultés. En partant de ce constat, on peut estimer que notre méthode tient la route. 

Remarque : les préfaces et les avant-propos ne sont pas considérés comme des articles, compte tenu de l’hétérogénéité de leur contenu en fonction du numéro. Nous les avons cependant intégrés au tableau 3. Il en est de même des pages sommaires qui donnent une idée de l’attractivité de la thématique. 

En extrayant du tableau de l'annexe 1 les données relatives aux sommaires et aux moyennes des trois pages les plus consultées, on obtient le classement des numéros suivants indiqué dans le tableau 3

En corrélant le classement des numéros en fonction du nombre de vues du sommaire à celui des moyennes des trois articles les plus consultés, on obtient la figure 5 qui montre une bonne corrélation entre les deux types classements.

On peut toutefois noter sur la figure 5, que pour les numéros 15 (Macrophytes) et 26 (Gemapi), le sommaire et indirectement le titre ont été un produit d’appel avec un fort taux de consultation. On observe moins d’attractivité pour le contenu des articles. 

C’est l’inverse pour les numéros 17 (Inondation) et 25 (Innovation ouverte) où le classement est plus favorable à la consultation des trois meilleurs articles qu’à celle du sommaire.  

Analyse des numéros des plus au moins consultés  

La figure 6 récapitule les consultations des pages sommaires des numéros thématiques 9 à 26 et des articles hors-série 9 à 51. 

Les résultats fluctuent selon les numéros et les articles publiés. 

On peut noter quatre scores supérieurs à 6 000 vues pour les numéros thématiques 10, 11 12 et 14 (en bleu) parus en 2013 et 2014 sur les thématiques respectives suivantes : la consommation d’eau, l’irrigation, la méthanisation et la trame verte et bleue. Ces pics et leur succession rapprochée dans le temps s’expliquent en partie par la thématique abordée dans les numéros (voir commentaires ci-dessous), mais aussi par une forte campagne de valorisation sur les réseaux sociaux, et notamment sur twitter avec treize tweets par jour en moyenne en 2013 et 2014. Les treize autres numéros analysés se répartissent entre 1 500 et 5 000 vues. 

Remarque : on note également un succès étonnant de l’article hors-série 45 (en orange) parus en 2018 sur la thématique de la trame noire sur lequel nous reviendrons plus en détail ci-dessous.  

Trois autres numéros dépassent ou avoisinent les 4 000 vues. On observe un second groupe de numéros dont les scores de consultation se répartissent de 4 000 à 2 500 vues. Pour le dernier groupe, les vues se répartissent de 1 500 à 2 500 vues. 

Nous examinons plus en détail ces trois groupes dans ce qui suit en les catégorisant en fonction du taux de consultation des pages sommaires et de celui des trois articles les plus lus. 

Analyse des numéros les plus consultés 

Ces numéros ont une moyenne de consultation de la page sommaire de 5 900 vues et une moyenne des trois articles les plus consultés autour de 860 vues par article.

On peut décrire les thématiques de ces numéros par les mots clés suivants : biodiversité (politiques publiques, zones humides, ingénierie écologique), eau (irrigation, assainissement, eau potable, zones humides), déchets et énergie (méthanisation), aménagement du territoire (foncier agricole, TVB).  Il s’agit pour la plupart de thématiques impactant directement les territoires et illustrant bien la ligne éditoriale de la revue Sciences Eaux & Territoires. 

Concernant le succès des numéros 14 (TVB1) et 12 (Méthanisation), on peut l’expliquer par un contexte politique porteur marqué par de fortes attentes des acteurs. Le premier numéro dédié à la TVB a été publié en 2014, à une époque où les territoires mettaient en œuvre leur Schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE). Décideurs, aménageurs, bureaux d’étude avaient besoin d’outils opérationnels pour appliquer concrètement les directives dans les territoires. Ce que confirment les deux articles les plus consultés du numéro qui concernent les questions et les méthodes soulevées par les SRCE et les méthodes de mesure de l’efficacité des corridors écologiques. 

En ce qui concerne le numéro Méthanisation publié en 2013, il fait suite au plan méthanisation (EMAA) initié en 2013 par le gouvernement avec l’objectif d’atteindre 1 000 méthaniseurs en France en 2020. Parmi les articles les plus lus, on note l’état de la méthanisation en France et la rentabilité des installations ainsi que les chiffres clés de la méthanisation et du biogaz.   

Quant au numéro Irrigation, encore régulièrement consulté aujourd’hui, son fort taux de consultation est certainement lié aux sécheresses récurrentes qui ont frappé la France depuis les années 2000 avec les restrictions d’eau qui en découlent pour tous les acteurs du territoire, et en premier lieu pour les agriculteurs. 

La consommation d’eau potable est aussi au cœur des préoccupations des acteurs des territoires avec un bon classement pour le numéro 10 qui lui était dédié. Idem pour tout ce qui concerne l’assainissement, une problématique au cœur des préoccupations des villes et des zones rurales. 

On peut aussi noter le bon succès de l’ingénierie écologique, une thématique qui monte en puissance depuis les années 2010. 

Enfin, la gestion du foncier agricole intégrant des questions environnementales fait partie des numéros les plus consultés avec un choix d’articles qui interpellent les gestionnaires des territoires (érosion de biodiversité, protection des ressources en eau, agriculture de proximité, grignotage des terres agricoles en zone périurbaine, agriculture versus production d’énergie). 

Analyse des numéros dans la moyenne 

Ces numéros ont une moyenne de consultation de la page sommaire de 3 270 vues et une moyenne des trois articles les plus consultés autour de 460 vues par article.

Les mots clés correspondant à ces articles concernent les risques (inondations, Gemapi), l’aménagement des territoires (gestion des écosystèmes et développement territorial), la biodiversité (TVB2, macrophytes). Là aussi, il s’agit d’un bon positionnement par rapport à la ligne éditoriale de la revue. 

Dans cette catégorie, on peut noter le bon classement du numéro dédié à la Gemapi (parution en 2018) dans un contexte de mise en place de cette nouvelle compétence s’accompagnant d’un nouveau mode de gouvernance de la gestion de l’eau dans les territoires. Ce numéro est très attendu par les acteurs des territoires et les bureaux d’étude (cf. revue de presse sur le sujet et attente de la revue Technicités, partenaire de la revue SET), en quête d’outils et de méthodes pour prendre en main cette nouvelle compétence en 2019. Son classement est honorable.  Parmi les articles les plus consultés, deux se réfèrent aux outils disponibles et le troisième à une vue d’ensemble de la prise en main du dispositif par les acteurs.

La consultation du second numéro de la TVB (cf. TVB2) paru en en 2018 est nettement moindre que celle de la version 1. Ce qui était prévisible dans la mesure où tous les SRCE avaient été mis en œuvre en France. Parmi les articles les plus lus, figure le texte faisant le bilan des SRCE en France. Un autre sujet concerne la mise en place de la trame noire qui est de plus en plus au cœur des préoccupations des collectivités territoriales pour notamment agir face à l’effondrement de la biodiversité (la biodiversité nocturne est en effet fortement perturbée par la lumière artificielle). 

À noter également la bonne place du numéro dédié aux inondations avec un taux de consultation des trois meilleurs articles (moyenne de 702 vues) le plaçant à la limite de la catégorie des numéros les plus consultés. 

Analyse des numéros les moins consultés 

Ces numéros ont une moyenne de consultation de la page sommaire de 2 000 vues et une moyenne des trois articles les plus consultés autour de 345 vues par article.

Les mots clés correspondants à ces articles concernent l’innovation, la prospective, le changement climatique, les géosynthétiques, les ouvrages hydrauliques, les réseaux urbains d’eau. 

Le numéro Innovation ouverte est classé globalement dans cette catégorie. Le titre du numéro Innovation ouverte, et en particulier l’adjectif qualificatif « ouverte », a peut-être pu décontenancer le lecteur potentiel. En revanche si l’on considère les trois articles les plus lus, son rang passe de la 18e à la 12e place, avec parmi les articles les plus consultés des sujets phares de la revue :  inondation, compensation écologique et ingénierie écologique. 

Le numéro Gestion patrimoniale des infrastructures se focalise sur des thématiques impactant directement les collectivités territoriales et les bureaux d’étude : la gestion, la sécurité, le renouvellement des réseaux d’eau urbains. Son moindre succès est peut-être lié à son titre peu évocateur « Gestion patrimoniales des infrastructures – Perspectives et nouveaux enjeux ».  

Le numéro Prospective, dont le titre était très bien positionné par rapport aux thématiques de la revue (Ressources, territoires et changement climatique - De la prospective aux politiques publiques), est classé en avant-dernière position. Les approches plus long terme et moins concrètes des articles expliquent peut-être ce classement. On peut aussi s’interroger sur le thème « Ressources » du titre pas assez explicite (ressources économiques, humaines, naturelles ?) 

Enfin, la thématique des géosynthétiques, qui a fait l’objet de deux numéros (8 et 18), est la moins bien positionnée par rapport aux attentes de nos abonnés, car la moins « impactante » à l’échelle des territoires. Lors du précédent bilan réalisé en 2014, cette thématique avait aussi été classée en dernier

Analyse de la consultation des articles hors-série parus sur le site de la revue SET

Depuis 2010, 59 articles hors-série sont parus sur le site de la revue, soit une moyenne de cinq à six articles par an. Pour les mêmes raisons évoquées plus haut, nous ne prendrons en compte que les articles parus de 2013 à 2018, soient les numéros hors-série allant de 9 à 51. Dans les tableaux 4a et 4b, les articles sont classés du plus consulté au moins consulté, en prenant en compte le total des pages vues. 

La moyenne globale de consultation des articles hors-série est de 927 pages vues, soit une valeur bien supérieure à la moyenne des articles les plus lus lorsque ceux-ci-sont intégrés dans un numéro [1] (moyenne de 616 pages vues par article). En effet, pour chaque article hors-série publié, une alerte mail est envoyée aux abonnés : en cliquant sur le lien, les abonnés ont directement accès à l’article. 

Ce n’est pas le cas pour l’alerte mail des numéros qui renvoie à la page sommaire. Comme on peut le constater dans le tableau de l'annexe 1, ces pages sommaires sont d’ailleurs très consultées (moyenne des consultations des sommaires des 18 numéros : 4 216 pages vues). L’internaute doit ensuite à la faveur d’un titre alléchant cliquer sur la page de l’article sélectionné pour que cela génère une page vue sur l’URL de l’article. 

Pour le lot des articles hors-série les plus consultés (en jaune dans les tableaux 4a et 4b), la moyenne par article est de 2 994 pages vues, avec un maximum de 4 799 pour un article paru sur le thème de la trame noire qui détient la première place. Parmi les sujets les plus appréciés, on peut noter les bons scores des thématiques liées à la biodiversité (TVB, compensation écologique, service rendu à la société) et à la qualité de l’eau vis-à-vis des pollutions diffuses. Deux des sept articles liés à l’ingénierie écologique se placent dans le lot des articles les plus consultés avec un score de plus de 1 200 pages vues (les autres articles se répartissent entre 600 et 300 consultations). À noter que le numéro thématique sur l’ingénierie écologique était classé dans le tableau  de l'annexe 1 en quatrième place avec une consultation moyenne des trois articles les plus lus de 845 pages vues/article. On peut attribuer ce meilleur succès au contenu plus riche du numéro et plus approfondi sur le sujet avec des illustrations variées d’applications sur le terrain. 

Influence d’une bonne communication et valorisation via les réseaux sociaux sur la consultation des articles et des numéros

Hors-série/numéro thématique : quelle diffusion des articles privilégier ? 

Une expérience a été réalisée à l’occasion de la sortie du numéro TVB2 en 2018. Elle a consisté à promouvoir trois des articles du numéro en les publiant en avant-première dans la rubrique Hors-série du site de la revue. Les statistiques de consultation de ces trois articles format hors-série sont assez surprenantes avec des scores dépassant de très loin les taux de consultation de ces mêmes articles inclus dans le numéro. Le tableau 5 présente ces résultats. On note un taux de consultation entre sept et à dix fois supérieur pour les articles consultés en format hors-série par rapport à ceux consultés directement dans le numéro. Ces taux sont aussi au-dessus de celui de la moyenne des trois articles les plus lus qui est de 450 pour le numéro concerné.

Le taux très élevé de consultation s’explique par plusieurs facteurs : 

  • une valorisation de chaque article pris séparément via une alerte mail envoyé aux abonnés,
  • une campagne de communication de ces trois sujets sur les réseaux sociaux qui a été très bien reprise (Twitter notamment),
  • l’auteur de l’article dédié à la trame noire qui a fortement relayé le sujet sur son réseau (MNHN, Twitter). 

La figure 7 présente une impression écran d’un échantillon de tweets et de retweets concernant le sujet de la trame noire (« Trame noire : un sujet qui « monte » dans les territoires »). On peut noter le bon taux de « Retweet » et de « Like » du sujet. 

Remarque : une expérience similaire a été réalisée en 2018 et 2019 au sujet d’un article paru dans le numéro 28 dédié au projet Adamont. L’article « Forêts de montagne et changement climatique : impacts et adaptations » est à la fois paru en format hors-série et inclus dans le numéro. L’article consulté en hors-série, là-aussi, a rencontré un vif succès, avec des taux de consultations nettement plus élevés (1 172 pages vues contre 89 pages vues pour le même article paru dans le numéro).

De l’utilité des réseaux sociaux pour re-booster la consultation d’articles

Un autre suivi permet d’illustrer le rôle des réseaux sociaux pour dynamiser la consultation d’articles sur le site de la revue. Il s’agit de plusieurs articles parus dans le numéro thématique dédié aux inondations. 

Sur la figure 8 issue de Google Analytics, on peut voir qu’un des articles du numéro a connu un pic de consultation lors du lancement du numéro (juin 2017 suite à l’envoi de l’alerte mail) suivi de plusieurs pics de consultation lors d’épisode d’événements sévères de crues (comme notamment en janvier 2018). Le second pic (qui est supérieur à celui de juin 2017) est notamment dû à une campagne sur Twitter (figure 9) valorisant plusieurs articles du numéro dont celui analysé dans la figure 8.

 


[1] L’étude effectuée en 2014 a permis d’observer un phénomène similaire à partir de l’analyse des téléchargements d’articles des années 2010 à 2012 mais dans une moindre mesure (de l’ordre de 10 %).

Pour citer cet article :

Référence électronique :
Rédaction de la revue SET, La revue Sciences Eaux & Territoires a dix ans - Bilan 2010-2020, Revue Science Eaux & Territoires, article hors-série, 19 p., 04/05/2020, disponible en ligne sur <URL : http://www.set-revue.fr/la-revue-sciences-eaux-territoires-dix-ans-bilan-2010-2020> (consulté le 17/01/2021), DOI : 10.14758/SET-REVUE.2020.HS.04.

Ajouter un commentaire

Télécharger au format PDF
  • Illustrations
    Évolution du nombre d’abonnés utilisant leur adresse professionnelle pour l’inscription à l'alerte mail en fonction du secteur d’activité de février 2012 à février 2019.

    Proportions relatives des différents secteurs d’activité parmi les abonnés utilisant leur adresse professionnelle pour l’inscription à l'alerte mail.

    Secteurs d'activités des abonnés identifiés en février 2019. Les statistiques portent sur 1 600 personnes.

    Évolution des consultations et des téléchargements sur les pages du site de 2011 à 2019.

    Corrélation entre le classement basé sur les trois articles les plus consultés et celui basé sur les pages vues du sommaire. Les étiquettes correspondent aux numéros de la revue sortis entre 2013 et 2018.

    Consultation des pages sommaires des numéros thématiques 9 à 26 et des articles hors-séries 9 à 51 avec en ordonnée, nombre pages vues sur les 18 premiers mois après parution du numéro).

    Exemples de tweets et de retweets valorisant la parution du numéro hors-série dédié à la trame noire.

    Évolution de la consultation de la page « Témoignage d'acteurs - Urbanisme et risque « inondation », le cas de l’Île-de-France » de mai 2017 à mai 2018.

    Exemples de tweets et de retweets valorisant des articles du numéro dédié aux inondations.

  • Encadrés et tableaux
    Liste des numéros thématiques et des cahiers spéciaux parus de 2010 à 2019.

    Affiliation du premier auteur des articles parus dans des numéros thématiques ou hors-série.

    Classement des numéros 9 à 26 en fonction du nombre de vues du sommaire et de la moyenne des trois articles les plus consultés.

    Classement des 43 articles hors-série du plus consulté au moins consulté en prenant en compte le critère du total des pages vues sur 18 mois. En surligné jaune, vert et bleu, on trouvera respectivement le lot d’articles les plus consultés, celui des consultations moyennes et celui des articles les moins consultés.

    Classement des 43 articles hors-série du plus consulté au moins consulté en prenant en compte le critère du total des pages vues sur 18 mois. En surligné jaune, vert et bleu, on trouvera respectivement le lot d’articles les plus consultés, celui des consultations moyennes et celui des articles les moins consultés (suite).

    Analyse comparative des consultations de trois articles du numéro 25 dédié à la TVB – parution en hors-série à gauche et parution inclus dans le numéro à droite. Pour rappel, la moyenne des trois articles les plus lus dans ce numéro est de 450.

  • Auteur(s)
    Rédaction de la revue SET
    INRAE, DipSO
    1 rue Pierre-Gilles de Gennes – CS 10030, 92761 Antony Cedex, France.

  • Pour citer cet article
  • Annexe 1

    Récapitulatif des consultations des pages vues sur les 18 premiers mois sur le site internet http://www.set-revue.fr/

    Les articles sont classés par numéro et par types de pages ou de textes (sommaire, avant-propos, préface, article) avec en rose les articles les plus consultés et en bleu les articles les moins consultés. La colonne de droite correspond à la moyenne des consultations des trois articles les plus consultés et à celle des trois articles les moins consultés par numéro.

↑ Haut de page