Pourquoi un tel numéro ? 2010 : année mondiale de la biodiversité !
Une année pour « réveiller » les consciences internationales et nationales face à la perte de la diversité biologique ; en effet la lutte contre l’érosion de la biodiversité est devenue au fil des années et notamment depuis 1992 (conférence Rio) plus qu’un leitmotiv, un enjeu politique mondial.
La biodiversité : un sujet au carrefour de la science, de la décision publique et de l’action de terrain
La biodiversité interroge à la fois le scientifique sur sa place dans la production de données et de connaissances, le décideur sur la légitimité et la cohérence de sa décision dans un contexte de renouvellement permanent des connaissances et d’interdépendances, et enfin le gestionnaire de terrain sur sa capacité à agir et à comprendre son action concrète dans un système d’enjeux complexes.
L’étude des interactions entre l’homme et la biodiversité fait appel à de multiples disciplines et acteurs, de manière générale comme au sein du Cemagref. L’objet d’étude « biodiversité » permet de regrouper des travaux et des approches de recherche, qui mis ensemble, font l’originalité du positionnement de l’établissement parmi les instituts de recherche sur cette thématique.
Nous avons choisi d’axer ce numéro sur le rôle des scientifiques (en général et du Cemagref en particulier) dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques de conservation de la biodiversité. La première partie regroupe des exemples d’aide à l’élaboration des politiques publiques, ainsi que l’analyse de leurs potentielles contradictions. La deuxième partie aborde la question des suivis de biodiversité en lien avec l’application et le suivi des politiques publiques : elle met en avant les difficultés de mise en œuvre des suivis et de production de données. Enfin, la troisième partie traite de l’évaluation des politiques publiques, en proposant des regards critiques sur plusieurs exemples de politiques ou pratiques de gestion.
Ce choix de traiter ce sujet très vaste sous le prisme de ces trois parties répond au souci du Cemagref d’affirmer la vocation opérationnelle de ses travaux de recherche et d’en communiquer les résultats auprès des publics de professionnels concernés.
SET : le support idoine qui lie la recherche et l’action de terrain
La revue représente une voie originale de valorisation opérationnelle du rôle du Cemagref auprès des acteurs qui interviennent dans le domaine de la biodiversité, depuis la production de données jusqu’à la gestion et l’évaluation des actions entreprises.
Les acteurs de la décision publique, en particulier les services techniques des collectivités locales ainsi que leurs élus, mais aussi les associations, jouent souvent un rôle très important dans la mise en œuvre sur le terrain de projets relatifs à la biodiversité. Ils ont donc besoin d’une information éclairée et pratique sur cette thématique.
Ce numéro leur est dédié.
Coordination scientifique et éditoriale : Laurent Bergès, Jean-Jacques Brun, Marion Gosselin,Caroline Martin, Isabelle Mauz et Éric Rochard.