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Gestion des déjections animales aux Pays-Bas : la situatioon actuelle = Management of livestock manures in the Netherlands - the current situation Derrikx, P.J. ; Hendriks, J.G. ; Ten Have, P.J. 1996 Lire le résumé

Durant les deux à trois dernières décennies la production animale s'est considérablement développée aux Pays-Bas. Suite à cette évolution, des excédents d'éléments minéraux sont apparus, surtout dans les exploitations porcines et de volailles. De façon à réguler les quantités de déjections produites, une réglementation a été mise en place. L'extension d'une exploitation d'élevage n'est possible que s'il y a achat des droits de production de déjections d'autres fermes. La quantité de déjections autorisée pour l'épandage est limitée, sur la base de sa teneur en phosphore. La période d'épandage est réduite à la saison de croissance des cultures, c'est-à-dire de mars à septembre. Une technique d'épandage n'est autorisée que si elle conduit à une réduction des émissions d'ammoniac d'au moins 50 %. Les fosses de stockage de lisier doivent être recouvertes par un toit en dur. Les bâtiments d'élevage récemment construits peuvent obtenir un label vert, si les émissions d'ammoniac sont réduites d'au moins 50 % par rapport au système traditionnel. Le traitement centralisé des lisiers porcins s'est avéré techniquement possible, mais irréalisable économiquement, vu la conjoncture actuelle aux Pays-Bas. Les excédents de déjections au niveau de la ferme sont éliminés en optimisant le système de distribution et en changeant les régimes d'alimentation. La qualité du fumier des volailles est améliorée par l'introduction d'un système de séchage au sein des bâtiments de production. La transformation centralisée des lisiers de veaux, basée sur des techniques de purification de l'eau est aujourd'hui un succès, et plus de 600 000 m3 par an sont ainsi qualifiés. Des nouvelles techniques, telles que l'osmose inverse ou l'évaporation, pour la concentration de lisiers à faible teneur en matières solides, semblent très prometteuses à l'échelle de l'exploitation ou au niveau régional. La réglementation future va mettre davantage l'accent sur des solutions sur mesure, à l'échelle de chaque exploitation. Un système de comptabilité détaillée des éléments minéraux va être introduit. Les pertes dépassant le niveau autorisé seront soumises à des amendes sévères. La réglementation à ce sujet est encore à l'étude par les instances politiques.

Existe-t-il des solutions de traitement des déjections pour l'Irlande ? = Are the processing options for manure in Ireland ? Carton, O.T. 1996 Lire le résumé

Deux des objectifs du traitement des déjections animales sont : réduire la pollution potentielle et accroître l'efficacité de l'utilisation des éléments nutritifs par la culture. Cependant, l'épandage des déjections animales est la solution de « traitement » la plus durable d'un point de vue économique pour la plupart des exploitations d'élevage irlandaises. Améliorer la fiabilité de l'azote des déjections animales pour la production d'ensilage d'herbe, reste une exigence importante en terme de récupération des éléments nutritifs par la culture. Les exploitations intensives d'élevage de porcs et de volailles seront amenées à s'intéresser davantage à la question, et à adopter des techniques de traitement, sous la pression des contrôles réglementaires sur leurs activités qui s'accroissent. Dans ce contexte, faciliter le transport des déjections animales (par exemple, la concentration et la stérilisation), et réduire les nuisances olfactives, sont les exigences de base pour toute solution de traitement. Cependant, les exploitations irlandaises n'adopteront des méthodes de traitement des déjections animales qu'après avoir amélioré considérablement les règles de gestion agronomique.

Gestion et traitement des déjections animales en Italie = The current situation of the management and disposal of livestock wastes in Italy Piccinini, S. ; Bonazzi, G. 1996 Lire le résumé

En Italie, la production animale est plutôt concentrée dans le Nord du pays, et plus particulièrement dans la Vallée du Pô, où les exploitations intensives regroupent environ 70% de la population animale. Au cours de ces dix dernières années, il n'y a pas eu de nette augmentation du nombre d'animaux produits même si la taille des cheptels a augmenté, et plus particulièrement la taille des cheptels de porcs. De ce fait, les terrains sont surchargés de déjections animales, ce qui augmente les risques de pollution potentielle de l'eau potable due au lessivage des nitrates et à l'eutrophisation des eaux de surface par le ruissellement des sels nutritifs. En 1995, la réglementation de deux des régions les plus importantes d'Italie en terme de production animale, la Lombardie et l'Emilie-Romagne, a été revue et approuvée. Au printemps 1996, l'Administration du fleuve Pô, en accord avec les responsables de toutes les régions de la vallée de celui-ci, a établi une directive dans laquelle sont définies un certain nombre de règles communes. Celles-ci doivent être respectées dans toutes les régions. Ces dispositions assimilent en substance la Directive européenne sur les nitrates. Parmi les diverses techniques de traitement du lisier, l'épandage après simple stockage reste la meilleure méthode et la plus facile à mettre en oeuvre. Cependant, dans les cas où il est difficile, voire parfois impossible, de trouver les surfaces suffisantes pour épandre le lisier, les éleveurs doivent faire appel aux méthodes de traitement afin de réduire la charge du lisier en éléments minéraux notamment.

Gestion des déjections animales en Norvège = The management of livestock manure in Norway Skjelhaugen, O.J. 1996 Lire le résumé

Du fait de la concentration actuelle en éléments nutritifs dans les cours d'eau en Norvège, les problèmes liés à la présence de l'azote dans les eaux salées et du phosphore dans les eaux douces sont considérables. De plus, les émissions d'ammoniac constituent un problème non négligeable. Dans les régions où l'élevage est intensif, 85-90 % des terres agricoles sont utilisés pour la production fourragère. Tout cela représente un défi vis-à-vis de la gestion des déjections animales. Les principales causes de pollution dues aux déjections animales sont ; le manque d'information des éleveurs qui ne connaissent pas les besoins réels des plantes ou l'effet des éléments nutritifs contenus dans les déjections ; une fréquente surcharge d'engrais chimiques et particulièrement d'engrais azotés ; le fait que 7 000 à 8 000 fosses de stockage de fumier et lisiers ont besoin d'être réparées ou sont sous-dimensionnées ; le fait que 2 à 3 % des exploitations d'élevage manquent de surfaces pour épandre leurs déjections. La majorité des exploitations parvenant toutefois à un apport équilibré de leurs déjections, l'amélioration des techniques d'épandage est plus tangible que les traitements visant à prévenir les risques de pollution de l'environnement. Une nouvelle méthode, appelée DGI â (Direct Ground Injection), qui permet d'injecter le lisier dans les prairies, représente une avancée importante car elle permet de prévoir l'effet de l'azote, de minimiser les émissions d'ammoniac et rend l'épandage sur les prairies plus attrayant. Un lisier-mètre permettant la surveillance en ligne des quantités de lisier épandues par hectare facilite le dosage des apports en éléments minéraux en fonction des besoins de la prairie ou des cultures.

Déjections animales - un bref aperçu de la situation au Portugal = Farm livestock slurries - a short review of the situation in Portugal Bicudo, J.R. ; Svoboda, I.F. ; Jones, A. 1996 Lire le résumé

Plusieurs problèmes environnementaux liés à la production animale au Portugal sont identifiés en termes de charge de matière organique et d'éléments fertilisants. Leurs effets se répercutent sur la qualité des eaux souterraines et des eaux de surface et, d'une certaine façon, sur les caractéristiques des sols. Plusieurs approches ont été adoptées et utilisées ces dernières années, suite à la mise en application de dispositions générales et spécifiques sur l'environnement, afin de solutionner ces problèmes. Cependant, les dispositions actuelles définissant, par exemple, les normes que doivent satisfaire les lisiers de porcs avant tout déversement dans les cours d'eau ne sont pas réalistes quand on les compare aux exigences de qualité des eaux de rivière. Les travaux de recherche menés récemment sur la prévention de la pollution causée par la production animale montrent qu'au Portugal, la solution la plus acceptable est l'épandage du lisier et du fumier sur la terre. Une étude plus détaillée au niveau local est nécessaire afin de confirmer ce potentiel.

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