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Sommaire

Numéro 22
2 mars 2017

Face à un environnement économique de plus en plus concurrentiel et compétitif, les territoires sont soumis à de rudes épreuves pour exister et se développer. Ils doivent également intégrer de nouvelles contraintes environnementales, conséquences du changement climatique, qui impactent d’ores et déjà beaucoup de politiques d’aménagement territorial. Certains territoires réussissent plus que d’autres à surmonter ces difficultés et réussissent à mobiliser des forces leur permettant de construire des projets partagés par l’ensemble des acteurs afin d’anticiper les perturbations possibles des effets du changement climatique.

Et si la prospective et ses méthodes pouvaient s’avérer être un levier déterminant dans l’élaboration de ces projets ? La prospective dans ces méthodes et son intention pourrait-elle apporter des réponses pertinentes et efficaces pour la mise en place de politiques territoriales d’aménagement et de développement durable ?

On ne peut que constater les nombreuses initiatives dans les territoires et au-delà, à toutes les échelles de décision, utilisant les méthodes de la prospective, tant les décideurs manquent de repères dans ce domaine et tant leurs besoins sont immenses en termes d’outils d’aide à la décision pour construire des politiques publiques de long terme permettant de prendre en compte les impacts du changement climatique.

Ce nouveau numéro de la revue vous propose, au travers de quelques exemples, de présenter l’apport de la prospective dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques aux différentes échelles de la décision, du territoire local à l’espace international, au prisme du changement climatique. Il propose aux acteurs des territoires des éléments de méthodes et de réflexion pour agir sur le long terme dans un cadre incertain.

Bonne lecture

Numéro 21
21 décembre 2016

La mise en place de la nouvelle répartition des compétences en matière de gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (loi Gemapi ), et celle des compétences territoriales (loi Nôtre), oblige les acteurs des territoires à réfléchir de manière plus prégnante à la question de l’intégration des services « écosystémiques » (c’est-à-dire des bénéfices que tire la société de la nature), dans les politiques et projets d’aménagement. Cette question est d’autant plus importante que la nécessité de développer et ou de maintenir des activités économiques compatibles avec le respect de la nature et le bon fonctionnement écologique des milieux dans les territoires est indispensable.

Cette problématique de l’intégration des services écosystémiques acquiert donc une dimension forte et parfois centrale dans la mise en oeuvre des politiques de gestion de l’eau et de la biodiversité, mais également dans la construction de projets d’aménagement dans des contextes de forte urbanisation d’espaces naturels.

Ce numéro se veut le reflet des recherches menées dans le cadre du projet « Ecosystem Services Networks » (ESNET) dont l’objectif était de mieux appréhender les dynamiques et les enjeux des services écosystémiques dans les projets de territoires, d’en comprendre les ressorts et les interactions. Ces résultats apportent des éléments de connaissance permettant aux acteurs des territoires de mieux prendre en compte dans leurs projets de planification territoriale les enjeux écologiques et de mieux en évaluer les impacts.

Bonne lecture

La rédaction

Numéro 20
21 septembre 2016

Qu’entend-on par « gestion patrimoniale des infrastructures » ? Tout d’abord, il s’agit d’infrastructures, c’est-à-dire des réseaux physiques d’eau (potable, assainissement), des ouvrages hydrauliques (barrages, digues de protection...).Ensuite, ces infrastructures rendent des services essentiels concernant l’alimentation en eau potable, la prévention des inondations, la protection des biens et des personnes... Enfin, il s’agit également d’un patrimoine dont la gestion doit s’appréhender à long terme afin d’assurer aux usagers et citoyens un niveau de service performant et constant tout au long du cycle de vie de ces infrastructures qui parfois datent de plus d’un siècle.

Les enjeux sont donc énormes en termes financiers, techniques, urbanistiques, environnementaux, mais également en termes de capacité à garantir la continuité de service dans un contexte de réorganisation des compétences territoriales (loi NOTRe ) dont la mise en œuvre ne sera pas facile partout.

Ce numéro fait le point sur les dernières avancées sur cette problématique en termes de méthodologie et d'aide à la décision par les outils d’évaluation de l’état et de la performance des infrastructures du point de vue du service et des usagers. Il tente d’apporter des éléments de réponse aux défis que doivent relever les acteurs des territoires : investir, construire et renouveler des infrastructures et des réseaux dans un système budgétaire contraint, en garantissant un niveau élevé de performance tout en maintenant un prix du service acceptable par l’usager. Autant dire qu’il faut et faudra être innovant !

Bonne lecture

La rédaction

Numéro 19
24 mai 2016

La gestion du foncier agricole, longtemps liée à l'exploitation des fermes et à la possession de la terre par les paysans, a évolué au cours des décennies vers un élément de gestion de la politique agricole et d'aménagement du territoire. C'est désormais un enjeu majeur de politique de l'environnement, et notamment de lutte contre la perte de biodiversité. Le foncier agricole n'est donc plus seulement une question purement agricole, mais bien une problématique impliquant l'ensemble des acteurs du monde rural et périurbain, tant la terre agricole devient rare et chère et porteuse d'enjeux économiques, sociaux et environnementaux. La gestion du foncier agricole s'inscrit donc dans un questionnement plus général : quelle agriculture souhaitons-nous au final ? Quel avenir pour nos campagnes et nos périphéries urbaines, avec ou sans agriculture, avec ou sans agriculteurs ?...

Autant de questions auxquelles ce nouveau numéro de la revue SET n'a pas l'ambition de répondre. Plus modestement, les articles de ce numéro permettent de dresser un panorama de l'intégration des enjeux environnementaux dans la problématique du foncier agricole, des impacts sur sa gouvernance et de la capacité d'innovation des acteurs pour répondre aux défis posés par la préservation de l'environnement.

 

Bonne lecture

La rédaction

Numéro 18
9 mars 2016

Voici une histoire de près de quarante années* de recherche, d’applications industrielles, de normalisation, de coopération. Cette histoire, c’est celle des géosynthétiques à Irstea. Ces matériaux révolutionnaires qui ont permis d’améliorer les services rendus aux usagers d’infrastructures diverses comme les retenues d’eau, les installations de stockage de déchets, les routes… et tant d’autres applications. Une longue histoire scientifique donc qui s’est formalisée par un laboratoire de recherche, d’expérimentation et de certification de ces matériaux, reconnu dans le monde entier.

La revue SET, et avant elle la revue Ingénieries-EAT, s’est, tout au long de cette histoire, faite le témoin de cette aventure de recherche et de coopération en publiant régulièrement des articles et des numéros thématiques sur les dernières avancées scientifiques et les retours d’expériences. C’est donc naturellement que nous vous proposons de vous faire partager, de nouveau, quelques articles qui nous expliquent les ressorts de ces relations entre chercheurs et industriels dans ce domaine, relations faites de « chair et d’os », mais surtout de géomembranes et géosynthétiques bentonitiques...

Ce numéro spécial est donc particulièrement tourné sur des exemples précis de coopération entre recherche et industrie et décortique comment ces relations aboutissent à des innovations majeures dans le domaine en termes de résistance, étanchéité et applicabilité des géosynthétiques.  

Bonne lecture.  

La rédaction

 

* La thématique des géosynthétiques a été développée dès 1979 au Cemagref.

Numéro 17
29 octobre 2015

La France est-elle innovante ? Tout dépend du classement et des indicateurs utilisés. En effet, au niveau européen, la France se situe au treizième rang des 10 % des publications les plus citées et au huitième rang parmi les pays de l’Union européenne en termes de dépenses de R&D* en % du PIB**. Rappelons-nous que la stratégie Europe 2020 est de 3 % du PIB investi dans la R&D. Nous en sommes loin (2,23 % en 2013)***. Cependant, au-delà des opinions, les analyses convergent pour dire que ce n’est pas tant la capacité d’innovation qui est en cause, mais bien le transfert de l'invention du laboratoire en innovation industrielle ou de services, donc en emplois, qui doit être fortement renforcée. 

Depuis de nombreuses années, les mesures abondent pour améliorer les capacités de la recherche scientifique à transférer ses résultats vers les entreprises (stratégie France Europe 2020 ; loi ESR pour l’enseignement supérieur et la recherche, notamment avec les politiques de sites ; pôles de compétitivité ; réforme du crédit impôt recherche ; réforme de BPI France, la banque d’investissement ; instituts Carnot, etc.). Mais le nombre important de ces mesures est de nature à rendre complexe, voire illisible le système des politiques de soutien à l’innovation. Les risques de chevauchement entre certaines mesures ont largement été commentés et beaucoup d’entre elles n’ont malheureusement que des incidences limitées sur l’innovation.

Doit-on s’inquiéter de cette situation ? Probablement pas, il y a de l’espoir ! La qualité de notre recherche scientifique n’est plus à démontrer et des synergies entre recherche et secteur privé au sens large, un des leviers de l’innovation, existent. Misons également sur les territoires qui auront un rôle important à jouer dans la mise en œuvre d’écosystèmes favorables au développement des innovations, sources de croissance économique et de renouveau de la gestion locale, et notamment en matière environnementale****.

En effet, au niveau des territoires, l’innovation est devenue un enjeu de développement économique, social, et un enjeu de gestion des risques (inondations, pollution de l’environnement, dépollution de sites industriels), notamment dans des zones où des reconversions industrielles ont bouleversé tout le tissu économique, social et politique local, mais également dans les zones très rurales où l’activité économique est pratiquement inexistante. Les stratégies territoriales de développement ne devront leur réussite qu’à la capacité à créer un écosystème favorable à la production de connaissance et à l’innovation, ainsi qu’à la capacité à générer une dynamique basée sur la coopération entre producteurs de savoir (chercheurs notamment) et acteurs de terrain (décideurs, entrepreneurs, agriculteurs…).

Ce nouveau numéro de la revue Sciences Eaux & Territoires, vous offre un panel d’initiatives et de collaborations ouvertes et partagées entre acteurs de la recherche et acteurs publics et privés (entreprises et collectivités territoriales, etc.) dans le domaine environnemental, participant ainsi à la création des conditions nécessaires au développement d’innovations, afin de réinventer les politiques d’aménagement du territoire de demain.

Bonne lecture.

 

Notes

* R&D : recherche et développement.

** PIB : produit intérieur brut.

*** Rapport France 2015 : politiques de recherche et d’innovation, Marmix Surgeon, Commission européenne DG recherche et innovation, http://www.afssi.fr/doc/rapport_2015_politique_recherche_inno_europe.pdf

**** Godet, M., Durance, P., Mousli, M., 2010, Créativité et innovation dans les territoires, Raport du Conseil d’analyse économique, La Documentation française, 472 p., http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/104000479.pdf

 

 

 

Numéro 16
9 juillet 2015

L’ingénierie écologique est une thématique historique dans la revue Sciences Eaux & Territoires. Régulièrement nous présentons les avancées de la recherche et des retours d’expériences en la matière. Cette thématique, très populaire en termes de téléchargements sur notre site internet www.set-revue.fr car ancrée dans l’opérationnel, est cette fois revisitée sous l’angle de l’aménagement du territoire. Une manière également de resituer ce numéro dans le contexte de la COP21. En effet, en décembre prochain, la France accueillera à Paris, la vingt-et-unième Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21). Les enjeux sont d’importance : obtenir une avancée majeure dans la négociation du futur accord international qui entrera en vigueur en 2020 en engageant tous les pays développés et en développement (dont la Chine) par un accord universel sur le climat. À cette occasion, la question de l’adaptation des milieux et des écosystèmes au changement climatique sera posée. Les acteurs locaux, conscients que cette problématique deviendra de plus en plus prégnante dans la gestion et l’aménagement de leurs territoires, sont à la recherche de solutions innovantes permettant de protéger, réhabiliter, et conserver les milieux naturels dégradés. L’ingénierie écologique est un outil au coeur de cet enjeu pour accompagner les territoires dans leurs projets de protection de l’environnement et de prévention des risques. Ce nouveau numéro participe modestement à cet accompagnement.

 

Bonne lecture !

 

Numéro 15
9 décembre 2014

Comment résumer trente ans de connaissances produites sur les macrophytes, ces plantes aquatiques visibles à l’œil nu, si proches de nous et pourtant si méconnues ? En effet, nous sommes familiers de ces végétaux qui peuplent nos étangs, lacs ou encore rivières, émergés ou submergés, ils constituent autant d’abris et de sources de nourriture pour la faune aquatique et ou terrestre ; autant dire qu’ils participent des écosystèmes aquatiques, qu’ils en sont même des indicateurs privilégiés de bonne santé.

Le numéro thématique de la revue Sciences Eaux & Territoires fait le bilan de l’état des connaissances de ces plantes aquatiques, si utiles aux écosystèmes, souvent jolies et, parfois très envahissantes.

Ce numéro est aussi le reflet de collaborations et d’échanges entre chercheurs et hommes de terrain pour améliorer la connaissance de ces végétaux et construire des actions pertinentes de gestion à l’échelle des territoires. Il est une conséquence des nombreux échanges et contacts qui ont eu lieu à l’occasion du colloque
« Macrophytes ! » organisé à Bordeaux du 28 au 30 mai 2013 par l’équipe CARMA (Contaminants anthropiques et réponses des milieux aquatiques) d’Irstea et les collègues du Groupement d’intérêt scientifique « Macrophytes des eaux continentales ». Aidée financièrement par Irstea, l’Onema, l’Agence de l’eau Adour-Garonne et le conseil général de Gironde, cette manifestation a permis de rassembler près de quatre-vingt personnes, chercheurs et gestionnaires, travaillant à des titres divers sur les macrophytes aquatiques et leurs communautés.

À l’heure où la question qui se pose au grand public est comment se protéger des macrophytes au lieu de comment les protéger pour certaines, ce numéro tente d’apporter des éléments de réflexion également sur le comment vivre avec et s’en faire des alliées pour une cohabitation sereine.

De fait, et au travers de la problématique des macrophytes qui nous est présentée, l’enjeu de ce numéro ne serait-il pas, finalement, l’occasion d’interroger nos relations avec l’environnement qu’il soit végétal ou animal, et au-delà sur notre place au sein de la nature ?

Bonne lecture.

La rédaction

Numéro 14
3 octobre 2014

La trame verte et bleue est une des mesures majeures de la loi du Grenelle de l’environnement. En quelques années, elle est devenue un outil d’aménagement du territoire qui vise à préserver,
voire à reconstituer la biodiversité au travers de la constitution de réservoirs de biodiversité reliés par des continuités territoriales (appelées corridors écologiques). L’objectif est ainsi de créer des réserves foncières de biodiversité.

La concrétisation de cet outil passe par la négociation entre acteurs locaux (région, département, associations…) des schémas de cohérence territoriale qui organisent sur un territoire donné
(la région, par exemple), l’ensemble des réserves et des corridors associés. Les acteurs locaux sont laissés libres de la négociation, de la mise en œuvre de ces schémas et de l’intégration des espèces et des écosystèmes à protéger.

Mais que sait-on de la biodiversité de nos territoires, est-ce que la trame verte et bleue constitue le meilleur instrument pour gérer et préserver notre biodiversité ? Quel bilan peut-on faire de la pratique de cet instrument, quelles perspectives à moyen et long terme ? Autant de questions d’intérêt pour les acteurs locaux pour la mise en œuvre de cet outil.

Ce numéro de la revue Sciences Eaux & Territoires tente d’apporter un éclairage scientifique et technique, en forme de premier bilan, sur la mise en œuvre de la trame verte et bleue. Les acteurs locaux pourront y trouver des éléments permettant d’en mesurer les bénéfices, mais aussi d’en évaluer les lacunes et difficultés de gestion, notamment au travers d’exemples locaux et étrangers.

Bonne lecture.

La rédaction de la revue

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