Des ouvrages aux bassins versants, des tests « grandeur nature » de génie végétal

Plusieurs expérimentations ont pour but de déterminer l’effet d’un ouvrage sur le piégeage de sédiments, puis l’impact d’un ensemble d’ouvrages sur ce piégeage, et par conséquent sur les quantités de matériaux érodés atteignant l’aval des bassins versants, jusqu’à la rivière Durance. Il s’agit alors de vérifier que l’effet cumulé de plusieurs ouvrages se traduit bien par une réduction significative des apports sédimentaires au débouché des systèmes aménagés.

Pour cela, deux bassins de tailles différentes sont observés régulièrement depuis plusieurs années : un bassin élémentaire d’environ 3 ha (le Franconnet) depuis 2012 et un bassin d’ordre kilométrique (le Francon, 77 ha, incluant le Franconnet) depuis 2009, dans lequel 700 ouvrages ont été construits en 2008. L’objectif est de quantifier les productions sédimentaires de ces deux bassins pour les comparer avec celles de deux bassins similaires et proches, mais érodés et non aménagés (le Moulin et le Laval).

Enfin, une expérimentation de grande ampleur a été mise en place en 2011 et 2012 dans le bassin versant du Bouinenc (Alpes-de-Haute-Provence), d’environ 40 km², incluant le Francon. Plus de 900 nouveaux ouvrages ont été construits dans près de 160 ravines. L’objectif est de mieux connaître leur impact sur les flux de sédiments marneux, à une échelle plurikilométrique. Le bassin versant du Bouinenc représente à lui seul 5 % des terres érodées du bassin de la Durance. L’étude de sa végétalisation constitue ainsi une étape intermédiaire pour l’élaboration d’une stratégie plus globale de contrôle de l’érosion et de la sédimentation par génie végétal à une échelle régionale.

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